a la une, en pratique, l'entrainement, les histoires

Cinq conseils de newbies du triathlon : le vélo.

comments 2
conseils triathlon velo | Quarante deux kilomètres - histoires de sport

Hier, Célia et moi sommes allées faire notre première vraie sortie de vélo, pour le triathlon. Cela fait à peu près deux ans qu’on fait du RPM, en salle donc, très régulièrement – deux à trois fois par semaine en fait – mais on était jamais vraiment sorties en vrai, dehors, avec des vélos faits pour ça. On excelle dans l’art de dérouler les kilomètres en Bixi sur les pistes cyclables de la ville pour courir après tous les jolis cafés, mais notre expérience du vélo s’arrête plus ou moins là.

Le papa de Célia (qui est notre coach-du-bon-sens à distance, sans lequel on se serait probablement inscrites au triathlon format olympique sans même se poser la question de commencer par un format plus petit) nous avait fortement conseillé de nous habituer VRAIMENT en amont à rouler pendant plus d’une heure, pour qu’on s’habitue à la posture sur le vélo et pour tester aussi notre endurance. Si le RPM est excellent pour le cardio, je le rapproche plutôt d’un entraînement en fractionné plus que de l’endurance et honnêtement, après cette première sortie, j’ai promis de dédier ma médaille au papa de Célia, pour le remercier de ses conseils.

Bref, de cette première sortie, en plus d’une forte accentuation de mon bronzage-montre-TomTom+short et d’un mal aux fesses plutôt intense, on a rapporté quelques petits enseignements, dont on s’est promis de vous faire part.

Voici, en exclusivité pour vous, les PIÀNPNLOPUPT (Points Importants À Ne Pas Négliger Lorsqu’On Prépare Un Premier Triathlon), offerts par deux newbies du triathlon.

point important à ne pas négliger numéro un : ne pas mettre de petite culotte en dentelle.

Autant c’est un point qu’on a totalement intégré pour la course à pied autant on a encore des ratés sur nos sous-vêtements dans les autres sports. Donc, on évite les culottes en dentelle et tout autre sous-vêtement qui porte une autre mention que « sans couture ». Vraiment, ça change la vie. Évidemment, si vous roulez avec un cuissard de vélo, vous pouvez passer au point numéro deux directement, sans lire ce point numéro un.

point important à ne pas négliger numéro deux : on n’accroche pas quelque chose à son porte-bagage, sans être vraiment certain(e) qu’il ne s’emmêlera pas à la roue arrière en pleine descente de Berri.

On restera très évasives sur qui a fait ça, mais on pourra simplement vous raconter qu’on a bien rigolé, lorsque, environ sept minutes après être montées sur les vélos, on a dû s’arrêter et démêler la camisole qui s’était prise dans le dérailleur. C’est donc les mains pleines de cambouis, un fou rire gagné et un petit peu honteuses, mais néanmoins ravies d’avoir une première anecdote à raconter – on s’est dit que ça restait entre nous, mais si cette mésaventure peut servir à quelqu’un, allez-y -, qu’on est remontées en selle, la camisole dans un petit sac, cette fois-ci.

point important à ne pas négliger numéro trois : on oublie le vélo de ville.

Évidemment, c’est évident (notez la richesse de mon vocabulaire), mais essayer de faire des pointes de vitesse avec un vélo de ville, petit panier à l’avant et trois vitesses au compteur, est une abomination.

L’idée de faire le triathlon avec mon petit vélo de tous les jours avait été vite écartée, certes, mais lorsque je me suis retrouvée obligée de le prendre pour cette sortie (à cause de moi-même, d’ailleurs, parce que j’ai passé la semaine entière à déléguer à la Camille-du-lendemain* la tâche d’aller me renseigner sur les locations de vélo, et qu’environ 30 minutes avant de partir, je me suis aperçue que louer un vélo est hors de prix, j’ai été obligée de me rabattre sur le plan B, en l’occurrence Gérard, mon vélo), bref, quand je n’ai pas eu d’autre choix que de rouler avec, j’ai vraiment compris à quel point c’est important d’avoir un vélo un tant soit peu fait pour ça.

*oui, oui, on appelle cela la procrastination, et la Camille-du-lendemain est aussi peu efficace que la Camille-du-jour-même, la plupart du temps.

point important à ne pas négliger numéro quatre : les barres tendres avec du chocolat dedans, c’est non.

À chaque fois que je pars faire du sport, il y a une barre tendre dans mon sac. J’en consomme très rarement et la plupart d’entre elles terminent périmées et écrasées au fond du-dit sac, mais ce n’est pas grave, j’en ai quand même toujours sur moi, on ne sait jamais. Comme je suis très aléatoire dans mes repas et que j’oublie régulièrement de manger, je préfère prévoir. En l’occurrence, hier, c’était une barre au chocolat qui se trouvait au fond de mon sac et il faisait 35°C dehors. Je ne pense pas avoir besoin de vous expliquer plus la situation.

conseils triathlon velo | Quarante deux kilomètres - histoires de sport© photo : Liv Cycling

points importants à ne pas négliger en bonus :
Ne. Pas. Oublier. Les. Mouchoirs.

Renifler pendant qu’on essaie de rouler vite, c’est désagréable, on n’a pas forcément besoin d’argumenter beaucoup là-dessus. Comme je n’ai en plus jamais compris comment il fallait faire pour se moucher comme les footballeurs (vous savez, quand ils se mouchent dans l’air de manière hyper gracieuse ?) et qu’on roulait en brassière-micro short avec 0 tissu disponible, c’était pas génial, je ne sais pas comment tourner cette phrase autrement.

Acheter des gants.

Lorsqu’au bout de quelques kilomètres, la paume des mains commence déjà à brûler et à voir des ampoules se former, c’est que c’est déjà trop tard. Comme Célia l’a judicieusement fait remarquer, une fois qu’on a vu qu’il y avait une ampoule, c’est fini, la douleur ne se fera pas oublier. On a donc soigneusement noté dans notre to-do : acheter des gants, vite.

De la crème solaire, partout, partout, partout.

Sauf dans les yeux. Dans les yeux, ça pique.

Et, dernier point, certes pas indispensable, mais tellement plaisant : prévoir la fin de sa sortie pas très loin d’un joli petit café où aller prendre un latté ou un matcha glacés, à déguster en papotant le long du Vieux Port, boucler sa sortie au moment où les premières gouttes d’eau tombent, filer sous la douche, fatigués mais heureux, et ne pas oublier de mettre à jour son compte Strava !

© photo en une : Liv Cycling

2 Comments

  1. Pingback: sport gratuit montreal | Quarante deux kilomètres - histoires de sport

  2. Pingback: natation : jetez-vous à l'eau | quarante deux kilomètres - histoires de sport

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *