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Les premiers quarante deux kilomètres.

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Le 25 septembre 2016, le trajet entre le dépôt des consignes et la ligne de départ a été l’un de ces moments où à peu près tous les sentiments ont débarqué d’un coup, sans prévenir. Peur, excitation, envie, hâte, qu’est-ce-que-je-fais-là, quelques larmes aussi, parce que c’est réellement fou de se rendre compte petit à petit, en voyant les sas défiler, qu’on s’apprête à partir pour les premiers 42,195 kilomètres de sa vie, et que c’est aujourd’hui, là, en vrai, ce jour auquel on pense depuis douze semaines.

Alors, pour ce premier billet, voici le récit de mes premiers quarante deux kilomètres.

De manière totalement inattendue, les 28 premiers kilomètres ont fait partie des meilleurs 28 kilomètres de ma vie. Je partais pleine de doutes, je m’étais bien préparée, mais quelques moments compliqués dans la prépa m’avaient un peu fait douter de mon objectif, est-ce que ce n’était pas trop gros, quarante deux kilomètres ? Est-ce que c’était vraiment faisable, alors que dans ma prépa, je n’avais pas dépassé les 26 ? Et puis surtout, est-ce que je me le pardonnerai, si je ne franchissais pas la ligne d’arrivée ?

Bon, évidemment, je spoile un peu, mais j’y suis arrivée.

La playlist lancée, les lacets vérifiés, la dernière bouchée de pâte de fruit avalée et la veste balancée sur le trottoir, la ligne de départ est là, avec les frissons de la première course – et aussi du petit 5°C. C’est un moment magique et effrayant à la fois, je sais que je pars pour quatre heures et quelques de course, sans m’arrêter et sans savoir comment cela va se passer.

Les kilomètres défilent sans que je ne m’en rende vraiment compte. Mon allure prévue n’est pas du tout respectée, j’aurais voulu courir entre 5’40 et 5’50, je tournerai plus autour du 6’, mais je m’en fiche un peu, mon objectif premier est de boucler ce marathon, pas de courir comme une brute les 10 premiers kilomètres et m’effondrer en chouinant après. Je prends du plaisir, il fait beau, c’est pour le moment tout ce qui compte. J’ai mon short préféré – il est mint -, j’ai mon débardeur préféré – il a des petits triangles -, j’ai ma playlist géniale – il y a Britney, les Hanson et Céline Dion dedans -, tout va bien, j’en profite pour adresser plein de remerciements silencieux à tous les dieux. J’en connais pas tant que ça, ça va assez vite, et ça me distrait pendant trente secondes.

Ma petite routine carburant s’établit vite,

pâte de fruits tous les 7 ou 8 kilomètres, quelques gorgées d’eau à chaque ravitaillement, quelques injures parce que je mets de l’eau partout parce que boire dans un petit gobelet en papier n’est pas bien pratique, j’en profite pour réfléchir à une solution de ravitaillement à la fois écologique et pratique, mais je ne trouve pas, alors je passe sur mon autre méthode pour avaler les kilomètres sans m’en rendre compte, c’est à dire faire du calcul mental. C’est très efficace de poser des divisions dans sa tête.

Sans détailler tout le parcours, certains passages sont chiants (le circuit de F1, plat, sans aucun public et avec trop de lignes droites un peu interminables arrive en première position des moments chiants), d’autres sont difficiles (cette montée que je n’avais pas du tout prévue place Jacques Cartier, par exemple), d’autres sont touristiques (je n’étais jamais passée devant Habitat 67, c’est sans aucun intérêt, je suis assez contente de n’avoir jamais fait le trajet exprès pour y aller). Je pourrais accélérer, mais j’hésite beaucoup, mon petit rythme est très confortable, mais je ne me rends pas vraiment compte de ma capacité à garder un rythme plus soutenu pendant longtemps. Je décide de me laisser jusqu’au premier semi à cette allure, pour voir.

L’arrivée sur l’île de Montréal signe le début des encouragements des petits fous qui se sont levés tôt un dimanche matin pour saluer et cheerer-up d’autres petits fous qui se sont levés encore plus tôt pour aller avaler des kilomètres en grimaçant parfois alors qu’ils auraient pu simplement aller bruncher par exemple. C’est toujours très chouette d’entendre des gens crier et applaudir sur votre passage, et on ne s’en rend pas forcément compte lorsqu’on est spectateur, mais vraiment, tous ces encouragements servent vraiment à quelque chose, alors merci, foule d’inconnus.

Voici venu le temps d’attaquer la montée de Berri, bien connue de tous les Montréalais, particulièrement ceux qui font du vélo, puisque la piste cyclable qui remonte du Vieux-Port passe par là et que cette côte a la particularité d’être coupée en deux, pof, comme si c’était une bonne idée de couper l’élan en plein milieu. Je l’ai superbement ignorée dans mes entrainement, de façon tout à fait immature, reproduisant ainsi la même technique que j’adopte lorsqu’il s’agit d’aller voir mon compte en banque de manière régulière et que l’on appelle la technique de l’autruche. Contre toute attente, cette montée se passe absolument bien, alors je m’auto-gronde un peu, parce que si mes jambes répondent aussi bien, c’est que clairement, j’aurais pu accélérer un peu depuis le début.

premier marathon montreal

Et puis, juste après, là, au virage, un tout petit peu plus loin, c’est la ligne d’arrivée du semi-marathon. Là où certains d’entre nous passent à gauche, où c’est écrit « marathon ». Il y a encore quelques larmes et quelques frissons, on entend les cris et les applaudissements de la ligne d’arrivée juste à côté, et d’un seul coup, il n’y a presque plus personne. Alors que j’ai couru les 21 premiers kilomètres avec du monde partout à côté de moi, je suis presque seule maintenant et je crois que c’est exactement comme ça que je comprends ce que je suis en train de faire.

Il reste 21 kilomètres à faire et cela fait deux heures et deux minutes que je cours.

C’est à partir de maintenant qu’on commence, vraiment, que le mental va commencer à jouer sur tout, que les jambes vont devoir répondre sans réfléchir et que, no matter what, on va continuer, jusqu’au bout. Encore deux fois la même chose, et c’est fini. Encore deux petites heures, allez, quoi, deux heures, et les sourires, et la fierté, et la médaille – et le plat de pâtes. Alors, on continue.

Quelques kilomètres plus loin, je sais qu’on arrive au parc Laurier, là où, trois jours avant, on est allées fixer le point de rendez-vous avec Claire. Je t’attendrai là, entre ces deux panneaux, elle a dit, pour finir le marathon à mes côtés, me servir de lièvre, de booster, de coach, de soutien, d’amie. Elle me retrouve en pleine forme, ses baskets oranges aux pieds, Célia à ses côtés, je les embarque en leur faisant un point rapide sur la situation, tout va bien, je suis en pleine forme, je souris, j’ai presque envie de chantonner cette chanson qu’on chantait dans les voyages scolaires, vous savez, celle qui fait « on est pas fatigués » et que l’autre côté du bus doit crier un peu plus fort qu’ils sont pas fatigués non plus (peut-être que vous ne connaissez pas ça, mais si vous étiez en 4èmeA avec moi pour ce voyage en Italie, vous sauriez) mais enfin au final, je m’abstiens de chanter ça et je reste plus classique.

Les kilomètres continuent et deviennent un peu plus difficiles à avaler. Je me plains pour la première fois au 28ème kilomètre mais je trouve quand même le temps de me trouver assez chouette d’avoir couru 28 kilomètres sans avoir aucun souci. Je me trouve chouette quatre secondes, et je me plains encore une fois après, l’arrière de mes cuisses commencent à me faire comprendre qu’elles préféreraient rentrer manger des pancakes plutôt que continuer, mais une pâte de fruits plus tard, tout va mieux. Ces pâtes de fruits auront été mes précieuses alliées – je ne voulais pas compter sur les ravitaillements pleins de cochonneries, parce que je suis grano même pendant un marathon.

Au kilomètre 30, il y a des frissons d’émotion.

Alors, c’est celui-ci, que tout le monde redoute ? Ça fait quoi, de passer le fameux mur des 30 ? Je me rends compte que ça fait 3h15 que je cours, j’ai jamais autant couru de ma vie, je n’ai jamais vu le nombre 30 s’écrire sur ma montre, alors ça fait sourire de bonheur. Et pas de mur. Mes jambes continuent à avancer, je suis toujours aux alentours de 6’/km, j’ai les jambes lourdes, mais rien de dramatique. De toutes façons, je n’ai plus le droit d’abandonner.

Trois kilomètres plus tard, j’ai mal partout, je veux m’arrêter, mon petit mur à moi, il aura été là. J’ai mal aux tibias, aux genoux, aux hanches, à l’arrière des cuisses, au devant des cuisses, aux côtés des cuisses, je m’énerve parce que mon souffle est impeccable et que j’ai pas envie d’avoir mal. Claire me rappelle que si j’avais pas eu mal, j’en aurais été déçue et qu’en plus, elle m’aurait détestée si j’arrivais à faire un marathon entier sans me plaindre. Comme c’est très vrai, je grimace (je veux sourire, mais je crois que ça ressemble plutôt à une grimace) et je grignote un bout de pâte de fruits, dont je commence à détester le goût.

Il me reste l’équivalent d’une de mes plus courtes sorties en entrainement, il est hors de question de s’arrêter. Célia nous retrouve quelques kilomètres plus loin, au 35ème, je me plains un peu, pour la forme, mais je suis heureuse comme tout d’avoir mes deux alliées à mes côtés pour terminer cette course.

Le parcours est chiant alors pour distraire tout le monde, je lâche un petit prout (je le raconte moi parce qu’avec deux témoins de cette scène, je sais très bien que cette anecdote n’allait pas rester secrète) et tout le monde rigole (enfin, moi non, moi j’ai mal aux jambes) et on continue à courir.

À partir de là, c’est un mélange de douleur et de larmes de joie qui commencent à monter, parce que plus que 5 petits kilomètres et j’y suis, des frissons, quelques grossièretés, je crois aussi et le compte à rebours à chaque nouveau panneau kilométrique.

J’essaie de savourer ces derniers moments. Trois jours plus tôt, j’ai glissé à Andycurly ce conseil, savoure les derniers kilomètres, parce qu’un premier semi, ça s’oublie jamais, alors j’essaie d’appliquer ce conseil. Un premier marathon, ça s’oublie pas, alors j’ai envie de savourer, savourer ces genoux qui hurlent dans leur coin, savourer ces foulées devenues un peu plus lourdes, savourer aussi le duo Céline Dion/Jean-Jacques Goldman qui vient juste de commencer dans mes oreilles, je chantonne presque un bout, mais je crois que c’est inintelligible.

Et puis. Et puis, le 39ème kilomètre et la fin qui arrive.

J’accélère un peu, je ne sais pas comment mes jambes acceptent de dérouler un peu plus vite, je sais que dans un kilomètre, c’est le km 40 et qu’après, c’est presque fini. Il arrive presque trop vite, attendez, j’ai pas fini de savourer. On passe Papineau, et le 41ème, et quelques larmes, déjà. Au bout, il y a ce virage qui amène au parc Lafontaine, le parc dans lequel je me suis entraînée quatre fois par semaines pendant tant de temps, ce parc que je connais absolument par cœur. Au virage, tout le monde crie, tout le monde encourage, alors j’accélère encore, je commence presque à comprendre que c’est fait, c’est bon, je vais le finir, ce premier marathon, la ligne d’arrivée elle est là, juste au bout.

Je ne sais pas comment vous décrire le panneau 42. En l’écrivant, je pleure un peu, parce que voir ce panneau 42, c’était tout. C’était la fin des longues semaines de préparation, de levers avant le soleil pour aller courir avant d’aller travailler, des couchers tôt, de non, je ne sors pas ce soir, de non, je ne prends pas de bière avec vous, ni de verre de vin, non, de fractionné qui fait vomir, de sorties en endurance fondamentale qui durent des heures, d’ampoules les premiers jours, de blessures dues aux frottements, parce qu’on en parle pas, mais ça fait très mal, de vaseline enduite aux cuisses et aux bras pour contrer ça, parfois en vain. Trois mois de vie rythmée par le planning des sorties, de la préparation physique générale, de pâtes et de riz nature, trois mois vécus avec ces 42 kilomètres comme objectif unique.

Alors, ce panneau 42, il veut dire tout ça, il veut dire aussi qu’il te reste 195 mètres pour tout exploser, pour aller jusqu’au bout. Alors je sprinte. J’entends Claire et Célia m’encourager derrière. J’ai envie de vomir, mais je sprinte sans savoir comment, j’ai un sourire grand comme ça (les photos en témoignent, je ne me suis jamais vue sourire autant à la fin d’une course), il y a juste ce virage, là, et puis l’arche, tout au bout. J’entends mon nom dans le haut-parleur, mes jambes continuent de sprinter sans que je ne puisse comprendre d’où sort cette énergie, et puis voilà.

Ces 42,195 km sont bouclés.

Quelques mètres plus loin, je me mets à pleurer (enfin, autant qu’on puisse pleurer tout en tâchant de reprendre son souffle), et je tombe dans les bras de Célia et de Claire, qui viennent de me rejoindre. Je crois que je dis n’importe quoi alors que j’ai juste envie de les remercier pour leur soutien sans faille depuis le début de ma préparation, mais je crois que je marmonne des espèces de syllabes qui ne veulent rien dire, en essayant de ne pas me moucher dans leurs épaules.

premier marathon montreal

Je récupère ma médaille, je fais une photo et puis c’est fini. C’est terminé. Je viens de boucler mon premier marathon en 4h26, avec mes deux précieuse amies à mes côtés, et la seule chose que j’arrive à dire, c’est qu’il me faut un banc, vite.

Célia tient mes jambes en l’air, Claire masse mes cuisses, dont je promets de plus jamais me plaindre, parce qu’elles m’ont portée sans faillir à un seul moment. Je me plains de la médaille que je trouve moche, je devrais manger quelque chose mais je vais vomir, je crois, j’ai le goût des pâtes de fruit qui reste dans la bouche et j’ai l’impression de m’être transformée en morceau de sucre géant. Mes jambes sont lourdes, lourdes, mes genoux veulent pas vraiment se plier, j’ai l’avant du pied gauche absolument raide, mon pied droit est en sang mais j’arrive à marcher à peu près correctement quand même, et j’arrive tout de même à me plaindre de la veste de finisher qui est moche (le thème cette année, c’était « on va faire du rouge, et du laid », c’est très réussi).

Et puis, sur un nuage, je rentre à la maison. Tout le monde me demande, alors, ça fait quoi ? J’en sais rien, vous savez, j’en sais rien, c’est très difficile à expliquer, ce que ça fait, de passer cette ligne d’arrivée, de finir cette distance mythique qui fait rêver beaucoup de coureurs, et qui fait ouvrir des grands yeux à tous les autres. C’est encore, six mois après, très compliqué à raconter, et ce sera pour toujours, je crois bien, un moment assez inoubliable : voilà, maintenant, je suis marathonienne.

22 Comments

  1. Clémence says

    Super article, tu m’as fait pleurer sur la fin 🙂 ca me donne encore plus envie d’en courir un !

    • Camille says

      Ah ah, j’ai pleuré en l’écrivant aussi – après avoir pleuré en le vivant ! ^^

  2. Sacré expérience en effet, je m’incline bien bas moi dont le record de course à pied est de… 6km wouhou ! Hâte de lire d’autres récits sportifs comme le tient en tout cas ! 🙂

    • Camille says

      Ah mais j’ai aussi commencé avec un record de 6km, hein ! C’est une épreuve qui apprend autant sur nos capacités sportives que sur l’humilité et sur soi, j’ai trouvé. J’écrirai sans doute sur ma prépa, qui a été assez interessante en ce sens !

  3. Cet article me donnerait presque envie de tenter…. alors que je viens de passer le WE (celui du Marathon de Paris) à dire que « non non c’est vraiment pas pour moi, le semi me suffit ».
    Mais je suis obligée de relever la playlist « il y a Britney, les Hanson et Céline Dion dedans », parce qu’on est pas beaucoup à écouter encore les Hanson en 2017, du coup hein si jamais, ils jouent à Montréal début octobre 😉

    • Camille says

      OUIIIIIII j’ai vu qu’Ils jouaient à Montréal ! Mais je serai sans doute encore à Berlin – marathon fin septembre !
      Et pour en revenir au marathon, j’ai fait 4 semis et beaucoup de 10K avant de me lancer dans le marathon et d’avoir vraiment envie et confiance pour aller plus loin. La préparation est tout de même assez intense et il faut savoir être capable d’évaluer aussi si on va apprécier (toutes proportions gardées, hein) les 12 semaines de « je ne pense qu’à ça » ou pas – et c’est bien correct aussi si on est pas pret pour. Mais c’est tellement une belle course, un beau moment, que si tu te poses un peu la question, ça vaut le coup d’essayer de pousser un peu, je crois !

      • Pour l’instant, je reste un peu apeurée de la barre des 30km… mais ton récit me la fait soudainement envisager de façon moins atroce. J’ai déjà fait 3 semis, et fait régulièrement des sorties de 10 km, donc je vais peut-être commencer à essayer d’envisager ‘lidée de peut-être me lancer… #àsuivre

  4. c’est un peu couillon, mais ton texte là, il me met les larmes aux yeux… C’est comme si je revivais ce 25 septembre (bon ok, à l’échelle du semi, mais hein), les habits par terre (j’savais pas qu’on pouvait faire ça, j’me suis pelée le cul sur le pont en attendant mon départ), la playlist so 90’/00’s, l’ennui sur le circuit de F1, les verres d’eau que j’ai jamais réussi à boire correctement, la surprise de la place Jacques Cartier alors que je pensais connaitre le parcours sur le bout des orteils, mes limites que j’ai repoussé, ces 3 derniers kilomètres que j’ai essayé de savourer (même si ils incluaient la maudite cote de Berri) (merci pour ce conseil), le petit nuage de l’après & l’incapacité à mettre des mots sur ce qui venait de se passer!
    Putain c’que c’était bien… (je regarde pour un second semi à l’automne ^^)
    PS1: Elles sont chouettes tes copines!
    PS2: Il va être cool ce nouveau blog

    • Alors alors, finalement, un autre semi cette année ? Le coup des habits par terre, ouais, il faut le savoir, j’avoue que la plupart du temps je la joue « tant pis, j’aurai froid au début », mais là, j’étais tellement morte de peur de pas faire les choses correctement que j’ai sacrifié ma veste ! ^^
      C’est chouette, hein, ces courses ?

  5. Fran says

    Voilà. J’ai chialé.
    Moi, clairement, j’ai les yeux grands ouverts et le coeur qui fait BOUM devant toi, mes ami(es) et tous ceux que je ne connais pas et qui se sont frottés à ces 42Km195.
    Courir pendant une heure me coûte déjà …
    Encore BRAVO ma Beauté !

    • Oh, mais <3 Fran. Après, j'ai aussi commencé à courir en ayant du mal au bout d'une heure, c'est une des choses que je trouve chouette de la course, d'ailleurs : c'est facile de pouvoir se rendre compte des progrès que l'on fait et c'est tellement gratifiant !

  6. J’adore les compte-rendus de marathon, à chaque fois ça me colle des frissons et ça m’émeut beaucoup.
    Félicitations à toi en tous cas ! Pour être tout nouvellement marathonienne également, je me suis (un peu) reconnue dans ton récit, qui était d’ailleurs très agréable à lire. C’est que je resignerais presque dans la foulée 😉 bisous

    • Bouh, je suis nulle pour répondre rapidement aux commentaires, mais merci Astrid ! Du coup, j’ai filé dans la foulée lire ton compte-rendu, j’en ai eu les larmes aux yeux aussi, c’est fou toute cette émotion que peut donner cette course !

  7. Bravo Camille, super récit comme toujours. Je suis super heureuse pour toi, toujours un si grand plaisir à te lire et à t’imaginer dans tous les états que tu as traversé. Encore bravo, bravo, gros bisous <3

  8. Elizabeth G. says

    J’ai les yeux pleins d’eau de lire ça et ça m’encourage vraiment pour mon demi-marathon!

    Bravo x

    • Je suis toute contente de lire que ça t’encourage ! J’ai hâte que tu me racontes, d’ailleurs, comment se passe ta prépa et tout !

  9. Pingback: quarante deux kilometres - blog de sport montreal | les parenthèses

  10. juliette says

    j’ai beaucoup aimé lire ton compte rendu, j’avais les larmes aux yeux à la fin aussi. Ce que j’aime dans ton article, c’est que tu rappelles bien les sacrifices, les longues semaines de préparation et la volonté qu’il faut avoir pour faire cela !

  11. Haaan ! c’est beau !!! C’est émouvant !
    J’ai commencé à courir en septembre (et j’ai l’âge d’être ta mère), ma première course en compétition aura été un semi-marathon fin mars, et j’envisage un marathon pour l’automne, mais bon, j’ai vraiment la trouille et je ne sais pas si j’oserai. Ah oui, j’avais la trouille aussi pour le semi, c’est vrai… Maintenant c’est une distance que je fais de base pour les sorties longues en endurance fondamentale.
    Bravo à toi d’être allée jusqu’au bout, d’avoir tenu, et si bien, si fort.
    Et merci pour ce récit, j’aime toujours ton écriture, même si je ne me manifeste pas sur Les Parenthèses.
    Bravo Camille !

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