l'entrainement, la théorie

c’est quoi, s’entraîner – deuxième partie

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quarante-deux-kilometres_c'est quoi s'entrainer

Dans la première partie, j’ai défini un petit peu les termes de l’entraînement. Je vais maintenant essayer de répondre aux hypothétiques questions que vous pourriez vous poser.

Petit disclaimer :
Il n’y a pas de potion magique, de technique secrète ou d’incantation ancestrale pour remplacer le travail. Et il y a autant de protocoles d’entrainement que de meilleures soupes du monde : leur valeur dépend tout autant de la méthode que de la personne et de son implication. Tout ce que je vais vous proposer est mon point de vue au moment où je l’ai écrit.

Pourquoi je m’entraîne ?

Si tu es plein entraînement et que tu es en train de me lire, arrête de me lire et concentre toi. S’il t’arrive de te poser la question quand tu t’entraînes, c’est normal, embrace the suck, et on en parlera dans un autre article.
Si c’est plus une question au sens large, l’entraînement c’est pour atteindre un but qu’on ne peut pas atteindre pour l’instant.

Donc : quel est mon but ?

Est-ce que c’est vraiment ça mon but ? Plus le but est précis et mesurable plus c’est simple de se diriger vers lui. Si je n’ai pas de but, je n’ai pas de raison de m’entraîner et ce n’est pas grave, tant que je suis suffisamment et correctement actif. Je dirais même que c’est cool, ça me laisse plein de temps libre pour faire ce que j’aime et découvrir de nouvelles choses et peut-être me trouver un nouveau but pour lequel je peux m’entraîner. Après ça devient un débat philosophique « pouvons-nous vraiment vivre sans but ? » (hop, une idée d’article, voire carrément de livre).

Est-ce que je dois m’entraîner ?

Avant de répondre j’ai deux autres petites questions.
Est-ce que je me repose et dors suffisamment/correctement ?
Est-ce que je mange suffisamment/correctement ?
Je suis encore parti pour trois pages, j’ai vraiment un gros problème de concentration, mais je vais essayer de faire plus court que pour la première question.
Si tu fais subir à ton corps le stress d’un entraînement sans lui donner la chance de récupérer : tu ne te reposes pas assez. L’adaptation du corps au stress des entraînements (les progrès #biggains) se fait après l’entraînement, pendant les phases de repos, grâce aux nutriments des aliments mangés. Globalement, les meilleurs entraînements du monde sans aucune récupération ne servent à rien.

Donc. J’ai mon but, je suis bien reposé, je mange à 80% correctement.

Est-ce que je dois m’entraîner ?

Je sais pas, il dit quoi ton plan ? AAAHHH, mais il va répondre à la question c’est pas possible ! Parce-que oui il faut un plan. Si on veut atteindre un but, il faut connaître la route.
Le plan doit être super simple pour commencer (mais il peut devenir super compliqué si on veut, ne vous inquiétez pas). La première étape d’un plan consiste à définir le but, l’arrivée. Ensuite, faire l’état des lieux pour définir le point de départ.
Pour créer le plan : on relie le point de départ au point d’arrivée ! J’avais bien dit que pour commencer, le plan était simple.

Ça peut le rester ; pour certaines personnes et certains buts c’est suffisant.

Après plus j’affine la définition de mon but, plus le point de départ devra être précis. De plus le trajet entre le départ et l’arrivée n’est pas forcément en ligne droite sans embûche. Et si on rajoute les quatre catégories d’activités le plan s’étoffe assez vite. Et oui ça va donner d’autres articles.

Revenons à nos moutons. J’ai mon but, j’ai suffisamment de repos, je mange bien, j’ai mon plan. Est-ce que je dois m’entraîner ? Maintenant, je dirai juste : suis le plan.

Est-ce que je m’entraîne correctement ?

D’un point de vue général. Si j’ai mon but, repos, alimentation, que je suis mon plan. Et que sans me blesser je me rapproche ou que même je suis arrivé à mon but, il y a de forte chances que oui, je m’entraîne correctement.

Mais, de manière plus pratique, on ne peut trop répondre à cette question par soi-même. Il faut s’entraîner avec d’autres personnes qui auront un regard critique sur nos performances. Dans certains cas, on peut se filmer et se regarder après mais il faut avoir suffisamment d’expérience pour pouvoir analyser et comprendre les erreurs.

Un de mes coach disait « si tu es ton propre entraîneur, ton entraîneur est un abruti. ». Bon, c’est peu cru, mais c’est généralement vrai, on est trop biaisé quand il s’agit de soi-même.

Ça ne veut pas du tout dire qu’il ne faut pas s’entraîner tout seul. Ça veut juste dire que si je veux faire plus de progrès, je dois de temps à autres ranger mon orgueil et demander le point de vue d’autres personnes (qui s’y connaissent, c’est mieux) sur ma façon de m’entraîner. Le rythme peut varier suivant le but et l’expérience. En général plus le but est important et l’expérience faible plus on a besoin de coaching.

Est-ce que je m’entraîne suffisamment ?

La réponse est non. Haha tu ne t’attendais pas à une réponse aussi rapide.
Mais avant que je ne me fasse incendier, je vais développer un peu ! Si j’ai un but, un plan et que je suis suffisamment reposé et nourri, si je me pose la question c’est que la réponse est non je ne m’entraîne pas suffisamment. Si je ne me la pose pas, la réponse est sûrement non aussi, en fait.

« Il n’y a pas de surentrainement. Il y a juste des gens sous-alimentés et pas assez reposés. » Hafþór Júlíus Björnsson, dit Thor Björnsson (la montagne dans Games of Throne).

Donc pour résumer, d’après mon coach « je ne m’entraine jamais assez pour atteindre mon but en suivant son plan, tout en me nourrissant et me reposant suffisamment. »

Voilà.
Bonne journée et allez jouer dehors !

© crédit photo de une : Jason Briscoe

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