« Non je peux pas ce soir, j’ai pas mon legging galaxie », que celui ou celle qui n’a jamais profité de ce genre d’oubli pour sauter une séance de fractionné sous la pluie me jette la première pierre.

Vous avez tendance à vite vous trouver des excuses, comme moi, pour rentrer directement vous vautrer devant Netflix au lieu d’aller faire des burpees dans la boue ? C’est pas grave, ça arrive, mais vu que vous en trouverez toujours une nouvelle, voici un petit billet pour minimiser les situations possibles. Attention, les blessures ou grosses fatigues, etc. constituent de vrais signaux pour devoir lever le pied, il ne s’agit en rien d’ « excuses ».

Comme chacun ne sait pas, je suis de ces personnes stressées par un nombre incalculable de détails. Parfois je me dis même que je pourrais consulter pour ce genre de bêtise, mais je vais pour l’instant seulement en profiter pour vous faire la liste des petites astuces qui me facilitent la vie sportivement parlant.

Tout d’abord, je suis bien consciente que j’ai un rapport aux petites contrariétés assez particulier. Par exemple, je déteste être en retard, ça me rend malade, pour de vrai. Autant j’ai fait des progrès pour assumer la situation si elle devait arriver dans le cadre professionnel ou amical mais il reste tout à fait impensable que j’arrive en retard à un cours de sport, face à un tas de gens inconnus. C’est donc devenu une de mes excuses préférées pour pouvoir faire sauter une séance. Et c’est pareil si je me rends compte que je n’ai pas les bonnes chaussettes, mon casque pour courir, que ma montre pourrait manquer de batterie, qu’il fait un peu trop froid ; la liste étant bien évidemment infinie.

J’ai donc, bien malgré moi, développé des skills pour parer à toute éventualité matérielle, ou pour garder ma petite zone de confort sans envisager de ne pas aller en cours puisque je n’aurais pas 15 minutes d’avance (je vous avais prévenu-e-s que j’avais un problème avec la gestion du temps).

Voici donc mes astuces !

♦ Choisir un emplacement sportif stratégique. J’ai beau être ultra motivée, ajouter 1h de trajet sur le retour de la maison après 10h passées au bureau, je sais que ce sera typiquement un frein les soirs où je serai un peu ronchon (soit un soir sur deux finalement). Ou alors je peux garder ce genre d’emplacement uniquement pour les activités de week-end.

♦ Choisir des cours cohérents vis à vis des horaires de la semaine. Il est évident qu’un engagement récurrent qui forcera à s’échapper discrètement à 16h en jouant avec le trafic vous stressera plus qu’autre chose. De même, un cours qui commencerait très tard vous forçant à repasser chez vous plus qu’en coup de vent sera bien plus enclin à être sacrifié sur l’autel de la flemme.

♦ Planifier ses semaines, en fonction de ses objectifs mais aussi de sa propre réalité. Sans tomber dans l’excuse systématique, il est clairement difficile de suivre un programme 7 jours par semaine si l’on veut aussi avoir une vie sociale, si on a des enfants, si on (re)part de zéro, aussi. La meilleure façon de suivre un entraînement en ayant le moral est donc de bâtir un plan cohérent et réaliste, l’idée est de pouvoir ajouter des séances plutôt que d’être systématiquement obligé-e d’en annuler.

astuces organisation sport | quarante deux kilometres - blog sport fitness plein air montreal(par exemple, ça c’est le planning de Camille qui n’a pas du tout écouté les conseils et qui a fini par sécher 3 séances parce que c’était trop.)

♦ Préparer son sac la veille, oui, comme à l’école, surtout si vous suivez plusieurs types de cours dans la semaine. Il n’y a rien de plus décevant que de se rendre compte qu’on a oublié son short une fois en slip dans le vestiaire alors qu’on avait toute la motivation du monde ce jour là. Vous êtes un peu tête en l’air et vous pratiquez 3 sports différents dans la semaine ? Faites-vous des petites listes des éléments spécifiques à ne pas oublier, ou mieux, ayez des sacs ou pochettes dédié-e-s si vous en avez la possibilité.

♦ Regarder la météo si vous avez prévu une séance en extérieur et retournez à l’étape précédente.

♦ Avoir un petit kit de survie en permanence dans son sac de sport, comme quand votre maman refaisait le plein de mouchoirs en papier (la mienne ne le faisait jamais, mon traumatisme vient peut-être de là). Dans mon kit à moi, il y a une culotte sans couture, une paire de chaussettes, un cadenas, un élastique pour les cheveux, du déodorant, une gourde, un petit sac en tissus pour ranger mes bijoux, une coupe menstruelle. Quand je faisais du crossfit, j’y glissais aussi des chaussettes hautes pour les montées de corde et des bandes pour les poignets. Bref, vous avez compris l’idée, on parle de la petite liste de choses dont vous pourriez avoir besoin à chaque fois, à vous de bâtir la vôtre suivant vos propres petites angoisses.

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♦ Avoir un sac de sport qui correspond à vos besoins. Pourquoi trimballer un sac de gardien de hockey si vous avez seulement besoin de votre tapis de yoga et d’un legging ? On aura toujours tendance à surcharger un sac trop grand et de fait, à avoir moins envie de le traîner dans le métro bondé 4 fois par semaine. Vous êtes très organisé-e mais votre sac n’a pas 30 poches ? Remplissez des pochettes et petits sacs en tissus et voyez de quoi vous avez réellement besoin plutôt que de vous ruer tout de suite chez adidas pour acheter plein de trucs inutiles.

♦ Investissez dans des petites choses qui vous faciliteront la vie, comme ces serviettes en microfibres qui sèchent si vite et ne prennent absolument pas de place, ce pot de vaseline miniature si vous préparez un marathon, une petite brosse à cheveux si vous ne supportez pas de sortir coiffé-e comme l’as de pique, etc.

♦ Pensez aussi à votre alimentation, il est recommandé de manger avant et après les entraînements, pour être performant mais aussi pour éviter de vous ruer sur le premier truc qui vous tombera sous la main en rentrant. Prévoyez donc une petite collation pour l’avant et une autre pour les 30 à 60 minutes suivantes. Noix, shakes, fruits, faites selon vos besoins et évitez la case « je peux pas j’ai beaucoup trop faim » ou celle du « non mais je suis tout mou toute la journée si je m’entraîne le matin » (oui, manger un vrai repas après évite ce genre de désagrément, mais ce sera pour un prochain billet).

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Normalement, avec tout ça, à moins d’assumer complètement et de dire « non ce soir, j’ai seulement pas envie », vous devriez pouvoir garder un peu le cap sur la motivation.
Évidemment, si vous avez d’autres astuces, on prend !